Résumé

Esquisse d'une situation qui doit gagner à étre définie… (1851)

Si sa réalisation universelle est une chimère, l'idée de son universelle abolition en est une aussi condamnable que l'espérance de l'autre est digne de respect.
Pour en finir sur la thèse présente, disons que sans doute mille choses sont encore désirables et possibles, mais honorons-nous assez nous-mêmes pour croire que ce n'est pas celles qu'on veut tenter et par les moyens dont on ne fait aujourd'hui nul secret.
Que ceux qui, envisageant la nécessité de quelque effort, donnent accès dans leur esprit à l'idée de se réfugier dans le pouvoir absolu, réfléchissent.
Source : Gallica

Esquisse d'une situation qui doit gagner à étre définie… (1851)

On leur répond que, par une cause diversement expliquée suivant les croyances, mais restée mystérieuse et impénétrable pour tous, nous naissons personnels, envieux, jaloux : ici passionnés pour l'action , là d'une indolence et d'une pusillanimité incurables : amoureux de la liberté qui coûte le moins d'efforts, tourmentés partout du désir du changement : incapables de former une société durable, sans des lois qui protègent celui qui a acquis par son industrie, par son économie, contre ceux à qui la nature a refusé du talent, de la patience ou de ta persévérance.
Source : Gallica

Esquisse d'une situation qui doit gagner à étre définie… (1851)

Nous venons de rémarquer qu'à toutes les époques précédentes, les dissentiments sur telle ou telle forme de gouvernement, sur la nature et l'étendue du pouvoir régulateur, sont des causes de profondes agitations. Mais quand le destin a prononcé soit dans un sens, soit dans un autre, la vie sociale, interrompue à certains égards, reprend son cours accoutumé. On vend, on achète, on donne, on bâtit, on va au spectacle où il y en a, on fait des livres qui se lisent plus ou moins, etc.
Source : Gallica

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