Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La société possible . (Par le marquis de La Gervaisais… (1835)

Ainsi commence la lutte entre la moralité et la légalité : et comme le soulèvement des ames est de plus en plus prononcé, la compression des lois est de plus en plus renforcée; et comme la force native s'exalte par l'exercice, au lieu que la force factice s'affaisse par l'emploi, le triomphe n'est pas longtemps douteux.
Ainsi le pouvoir s'agite, s'égare, se perd. C'est qu'il fait autour de lui les ténèbres, qu'il se fait un refuge à l'abri de toute lumière.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La société possible . (Par le marquis de La Gervaisais… (1835)

Puis, en point de moralité, la brutalité ne fait que des brèches susceptibles d'être réparées, au lieu que la légalité sape les bases, assaillit l'édifice, le bat en ruine.
La brutalité frappe le sens intime, le sentiment commun de l'ame, d'une atteinte passagère qui ne tarde pas à se cautériser; au lieu que la légalité, ou le comprime sous un texte rigide, en ses mouvemens , ou le torture par un sordide esprit, en ses attachemens, lui si expansif, si impressible de sa nature.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La société possible . (Par le marquis de La Gervaisais… (1835)

C'est de l'action de l'homme sur les hommes, et de la réaction des hommes sur l'homme, que viendra la lumière, la force.
Voilà l'opinion.
L'opinion est la vie des esprits, comme l'affection est la vie des coeurs.
Les hommes sont en rapport, en contact par la pensée ainsi que par le sentiment.
Les hommes ne vivent de l'ame, que l'un portant l'autre : la droite pensée, le sentiment juste ont à être fécondés par le concours , à être éduqués par le contrôle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature