F.-A. de Syon

Résumé

F.-A. de Syon,  25 octobre 1830 (1830)

“ La légalité est une plante qui, ainsi que l'a dit de sa fantastique légitimité un homme du camp ennemi, M. de Maistre, d'ordinaire ne croît que dans le sang. Mais l'esprit de légalité n'est pas celui de servitude; il n'est pas de la pusillanimité. Toujours prêt à accepter le combat, qu'il n'engage jamais, sa crainte de l'anarchie ne va pas à laisser porter atteinte à la loi par peur des dangers du combat. Les hasards, quels qu'ils soient, sont à la responsabilité de l'aggresseur. ”
Source : Gallica

F.-A. de Syon,  25 octobre 1830 (1830)

“ Aucun des changements que nous regrettons n'avoir pas été faits, tous ensemble ne valent pas une insurrection ; ils ne valent pas que la loi soit remise en question. Faits par le peuple ou par une portion du pouvoir au profit du peuple, Dieu nous garde des coups d'état, presque autant que de ceux contre le peuple! Le regret, l'irritation contre le passé , sont dans la nature; mais, mis en action, ce sont choses tout-à-fait déraisonnables, car elles portent l'activité humaine là où elle ne saurait s'exercer. Il y a folie à lutter contre la destinée accomplie. ”
Source : Gallica

F.-A. de Syon,  25 octobre 1830 (1830)

“ En fait, quand on a adopté le principe de l'utilité sociale, la loi comme règle, l'insurrection devient un mal inexprimable , un immense crime : car elle bouleverse et remet en question toutes les existences, tous les faits sociaux qu'on désigne sous le nom de droits acquis, et qui constituent le patrimoine de l'humanité. L'insurrection peut partir du gouvernement ou des gouvernés. Qu'elle vienne de l'un ou de l'autre côté, la résistance de la part de celui qui se rallie à la loi est le plus saint des droits, sinon des devoirs. ”
Source : Gallica

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