Résumé

De la révolution qui nous menace… (1830)

Ces actes abondèrent ; mais il faut le dire , la loi toute féconde qu'elle fût en conséquences de cette nature, ne fut pas seule à assumer sur elle la responsabilité de ces nouvelles blessures qui furent portées au trône et à la société. Si la loi est inflexible , le magistrat peut ne pas l'être toujours, car il porte un coeur d'homme ; son oreille peut se plaire au bruit de la popularité dangereuse qui lui est promise ; la renommée peut lui faire l'illusion de la gloire, et l'interprétation inviolable du juge peut être quelquefois l'inspiration de l'orgueil et de l'esprit de domination.
Source : Gallica

De la révolution qui nous menace… (1830)

Non sans doute , les erreurs du pouvoir légitime n'autorisent et ne peuvent autoriser jamais des entreprises de révolte et d'insubordination contre lui : non, le peuple n'a jamais le droit d'entrer en concurrence de souveraineté avec le trône , alors même que le trône oublie sa propre dépendance. L'insurrection des peuples restera toujours le plus grand des crimes , et ce crime pour lequel la justice éternelle a des trésors de vengeance toujours prêts , voudrait en vain tromper la raison humaine par des subterfuges qui viennent s'évanouir devant la vérité.
Source : Gallica

De la révolution qui nous menace… (1830)

Lorsque le peuple s'autorise donc d'une prévarication semblable pour se constituer souverain , il entreprend nonseulement sur l'autorité du pouvoir légitime , mais sur l'autorité de Dieu même dont il usurpe la souveraineté. En un mot le pouvoir légitime en oubliant cette souveraineté, c'est-à-dire en marchant au despotisme, dispose, quoiqu'abusivement, d'un droit qui a au moins sa racine quelque part, mais le peuple par cela seul qu'il se fait Roi se livre à une injustice si monstrueuse qu'il n'est pas de termes pour la qualifier.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature