Résumé

Profession de foi d'un électeur du département de l'Orne (1817)

Ceux de la royauté seront défendus par la force qui lui est propre ; ceux de l'aristocratie, par la chambre des pairs; et ceux de la démocratie, par celle des députés. Ces deux chambres ont chacune une sphère d'action relative à leurs fonctions, et, en les exerçant elles forment chacune un pouvoir indépendant, comme la royauté elle-même. On sent que s'il n'en était pas ainsi, la défense, ou, ce qui revient au même, la représentation des intérêts sociaux, ne serait qu'une fiction, et la politique ne peut admettre que des choses positivés et réelles.
Source : Gallica

Profession de foi d'un électeur du département de l'Orne (1817)

Dans ce qui sera réellement favorable aux progrès de la civilisation, ce ne sera point des révolutionnaires que nous apprendrons à marcher avec le siècle (qu'ils ramèneraient à la barbarie, si on les laissait encore maîtres ) . Pour éviter une révolution dont ils ont horreur eux-mêmes, et qu'ils n'ont pas su fixer, nous avons défendu de tout notre pouvoir cette vieille monarchie française, qui, pendant tant de siècles, avait brillé d'un si grand éclat.
Source : Gallica

Profession de foi d'un électeur du département de l'Orne (1817)

Quand le Roi réunit nos députés
(23) auprès de son trône, ses volontés sont manifestes. C'est leur conscience seule qu'il veut interroger. Si nous voulons être réellement représentés , descendons, nous-mêmes dans les nôtres avant de disposer de nos suffrages. Alors, j'en suis certain, nous les refuserons inexorablement à l'ambition qui n'y verrait que des moyens d'avancement et de fortune, et à la faiblesse qui ne peut conserver d'opinion dans les circonstances difficiles.
Source : Gallica

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