Résumé

Réponse au dernier écrit de M. de Châteaubriand… (1831)

Ce maître, les hommes l'élurent selon vous, l'élection étant dans vos principes un droit naturel, primitif, et dans les miens un droit incontestable, seulement dans les cas fort rares où le trône est réellement vacant. Mais cette élection ne change nullement la nature des choses, car les hommes ne pouvant jamais, quoi que vous en disiez, se passer d'un roi ou d'un chef, tandis que celui qui est élu pouvait fort bien se passer de l'être ; il s'ensuit naturellement que ce ne sont pas ceux qui ont besoin de protection, qui ont un pouvoir préexistant, mais bien celui qui est élu pour protéger.
Source : Gallica

Réponse au dernier écrit de M. de Châteaubriand… (1831)

Le vrai chrétien, au contraire, qui se regarde icibas dans une terre d'exil, dans une vallée de larmes , n'y met pas son bonheur. Il supporte avec patience, avec résignation, les maux et les douleurs auxquels il est exposé, douleurs toujours brèves parce que la vie est courte et qu'il en attend une meilleure.
Il regarderait comme une faute de murmurer contre le pouvoir, comme un crime de lui résister, comme un sacrilége de l'attaquer les armes à la main, même lorsqu'il le croirait injuste ou parjure.
Source : Gallica

Réponse au dernier écrit de M. de Châteaubriand… (1831)

Nous regardons le chef d'un peuple comme un homme choisi de Dieu, genus electum , la royauté comme une espèce de sacerdoce, regale sacerdotium, nous appelons le roi, comme les anciens pères, évêque du dehors, et , en aucun cas , nous ne nous croyons le droit de le détrôner, y eût-il usurpation dans le pouvoir qui l'a élu. Plût à Dieu que ceux qui ont fondé parmi nous un trône environné ou plutôt miné par des institutions républicaines pensassent comme nous !
Source : Gallica

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