Réponse au dernier écrit de M. de Châteaubriand… (1831)
“ Ce maître, les hommes l'élurent selon vous, l'élection étant dans vos principes un droit naturel, primitif, et dans les miens un droit incontestable, seulement dans les cas fort rares où le trône est réellement vacant. Mais cette élection ne change nullement la nature des choses, car les hommes ne pouvant jamais, quoi que vous en disiez, se passer d'un roi ou d'un chef, tandis que celui qui est élu pouvait fort bien se passer de l'être ; il s'ensuit naturellement que ce ne sont pas ceux qui ont besoin de protection, qui ont un pouvoir préexistant, mais bien celui qui est élu pour protéger. ”
