F.-A. de Syon

Élements biographiques

F.-A. de Syon 25 octobre 1830 (1830)

En fait, quand on a adopté le principe de l'utilité sociale, la loi comme règle, l'insurrection devient un mal inexprimable , un immense crime : car elle bouleverse et remet en question toutes les existences, tous les faits sociaux qu'on désigne sous le nom de droits acquis, et qui constituent le patrimoine de l'humanité. L'insurrection peut partir du gouvernement ou des gouvernés. Qu'elle vienne de l'un ou de l'autre côté, la résistance de la part de celui qui se rallie à la loi est le plus saint des droits, sinon des devoirs.
Source : Gallica

F.-A. de Syon 15 septembre 1831 (1831)

Faisons toute l'Europe semblable à nous; car elle ne peut vivre qu'homogène. Hâtons-nous de jeter notre âge dans cet immense duel, qui ne peut avoir de fin que par l'anéautissement de l'un des champions ; car il faut que l'unité règne sur le monde. Or tout d'abord ce point de départ est radicalement faux. L'histoire entière ne nous présente qu'une suite de transactions entre des principes rivaux et antagonistes. Un principe nouveau, que nous supposons avoir en lui toute la vie vivace de la vérité et de l'opportunité; apparaît soudain sur l'horizon de la civilisation.
Source : Gallica

F.-A. de Syon 25 octobre 1830 (1830)

Aucun des changements que nous regrettons n'avoir pas été faits, tous ensemble ne valent pas une insurrection ; ils ne valent pas que la loi soit remise en question. Faits par le peuple ou par une portion du pouvoir au profit du peuple, Dieu nous garde des coups d'état, presque autant que de ceux contre le peuple! Le regret, l'irritation contre le passé , sont dans la nature; mais, mis en action, ce sont choses tout-à-fait déraisonnables, car elles portent l'activité humaine là où elle ne saurait s'exercer. Il y a folie à lutter contre la destinée accomplie.
Source : Gallica

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