F.-A. de Syon

Résumé

F.-A. de Syon 15 septembre 1831 (1831)

Mais c'est la portion la plus intéressante, la plus essentielle de la nation, sur laquelle pèse cet impôt ; mais c'est la production des denrées de première nécessité qu'il frappe dans sa source. L'impôt indirect, au contraire, quand il est sagement réparti, de manière à épargner les objets d'un usage forcé et les matières premières; à porter sur ceux des autres objets où sa perception absorbe une moindre portion de lui-même ; à gêner le moins possible la production, la circulation des valeurs, l'impôt indirect est le plus rationnel, le plus opportun de tous.
Source : Gallica

F.-A. de Syon 15 septembre 1831 (1831)

Sachons échapper à cette incroyable préoccupation, des hommes de l'école de l'empire, qui ne voient dans, l'Europe, dans l'univers, qu'un champ de bataille, dans la société qu'un but, la guerre. Tandis que la guerre n'est qu'un moyen, un moyen exceptionnel, et sévère , qu'il faut tendre à rendre aussi rarement nécessaire que possible , et, s'il se peut, un jour si absolument inutile qu'il se trouve aboli, ce qui serait la preuve du degré de civilisation le plus avancé. Ces hommes, conséquents à leur illusion , ne songent jamais à organiser, à ordonner un pays que pour la guerre.
Source : Gallica

F.-A. de Syon 15 septembre 1831 (1831)

Qu'on ne songe donc ni à tourmenter l'opinion , ni à la simuler, ni à lui donner le change sur elle-même, ni à la braver même par patriotisme. Dans son activité vagabonde, la presse, libre de tout mandat, peut prendre place où bon lui semble ; par fois malheureusement hors de la vérité et de l'utilité sociale. Mais tout pouvoir agissant, mandataire du pays, n'a pas plus le droit d'être ou de se prétendre en avant, que d'être eu arrière, ou peut-être en dehors de l'opinion. Nous professons une immense reconnaissance pour les services rendus au pays dans la grande crise insurrectionnelle
Source : Gallica

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