Résumé

Un rayon de lumière, ou trois idées sur la vérité politique… (1848)

Le pouvoir, la liberté, la loi sont les trois éléments de l'ordre politique, tous les trois d'une importance égale, d'une égale nécessité. Le pouvoir suppose la liberté, comme le centre la circonférence, et réciproquement; la loi, comme le rayon, naît de l'un et de l'autre. Le pouvoir est essentiel, la liberté essentielle, la loi essentielle. Le pouvoir ne doit point absorber la liberté, ni la liberté se soustraire à l'action du pouvoir : la loi, qui en dérive, les unit et maintient chacun dans sa sphère d'activité. Le pouvoir et la liberté doivent être proportionnels entre eux.
Source : Gallica

Un rayon de lumière, ou trois idées sur la vérité politique… (1848)

Sans doute, des deux ordres, l'un est fatal et l'autre est libre ; mais cette différence n'exclut pas leur analogie. L'Ordre physique étant fatal est par cela immuable ; l'ordre moral étant libre peut être troublé. L'autorité peut croître ou faiblir, la liberté peut faire de même; mais la loi reste. L'autorité et la liberté une fois troublées réagissent l'une sur l'autre, et après quelques oscillations, l'équilibre se rétablit, « l'invincible nature reprend son empire. »
Source : Gallica

Un rayon de lumière, ou trois idées sur la vérité politique… (1848)

Mais dans l'opinion erronée, il y a du vrai; la négation est donc exagérée : l'esprit a manque de force pour saisir tout le vrai. C'est même par conscience de sa faiblesse que l'esprit exagère l'effort qu'il fait en réagissant. Puis quand l'esprit réagit, l'imagination s'en mêle, puis le coeur, puis la passion.
Tu reviens aux trois principes et me prie de discuter la valeur de chacun. Mais, mon bien cher ami, ils sont chacun de valeur égale : le Pouvoir est nécessaire, la Liberté nécessaire, la Loi nécessaire : tous les trois sont essentiels.
Source : Gallica

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