Résumé

Charles Marchal Odilon Barrot et l'état de siège… (1849)

Le mouvement une fois éclaté, Odilon Barrot fut de ceux qui s'y mêlèrent pour le diriger. Il eut l'étrange fortune de ne pas perdre la pureté de son caractère dans cette crise. Il s'y montra encore plus honnête qu'habile, et il réussit, tant il est vrai que la probité est de l'adresse. — Sa popularité, déjà immense, s'en accrut ; aussi bien représentait-il dans la sincérité l'opinion de la majorité en France;
Il était monarchique par crainte des excès de la démagogie ; il était républicain par crainte des excès du despotisme; —toujours logique avec lui-même.
Source : Gallica

Charles Marchal Odilon Barrot et l'état de siège… (1849)

Il veut un gouvernement progressif, se mouvant dans le cercle légal des majorités. Il veut le développement pacifique et régulier du travail, du commerce, de l'éducation, des arts, l'amélioration du sort des travailleurs, les bienfaits de l'éducation accessible au pauvre; — le triomphe des principes modérés; — d'une politique à la hauteur des exigences de la civilisation. Il veut l'ordre et la légalité pour arriver au progrès, non pour résister à ses entraînements dans ce qu'ils ont de raisonnable.
Source : Gallica

Charles Marchal Odilon Barrot et l'état de siège… (1849)

Tout jeune, il se distingua par la gravité de sa vie, l'austérité de ses moeurs, le sérieux de ses aptitudes. Théoricien habile, il ne tarda pas à devenir savant légiste. Tout jeune, il eut le feu sacré de la parole uni à celui de la liberté. Il parlait aussi bien qu'il pensait juste. C'était une de ces droites et pures natures qu'on respecte autant qu'on les aime.
Tel était Odilon Barrot lorsque vint la Restauration. Le grand homme tombé laissait, en disparaissant, la tribune et la presse plus libres; Odilon Barrot ne tarda pas à entrer plus résolument dans la lutte.
Source : Gallica

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