Résumé

Etienne Charavay, archiviste-paléographe… (1899)

Il était de ceux qui unissent la conscience à la science. Son dernier acte, couronnement de sa belle et trop courte existence, aura été un des plus nobles que puisse accomplir un homme : ennemi de l'erreur, Charavay a confessé une erreur, et toute sa vie est contenue dans sa parole suprême, une parole de courage et de vérité. Et comme toujours, il fit son devoir avec une sincérité toute simple, d'autant plus admirable. Il était bon, il était charmant, il était doux, il était sûr. La vie ne lui avait pas épargné les épreuves.
Source : Gallica

Etienne Charavay, archiviste-paléographe… (1899)

Il était un homme de bonne foi qui poussait le culte du vrai jusqu'à l'aveu public de sa propre erreur quand ses recherches ultérieures la lui démontraient. Un semblable hommage à la vérité fut son dernier acte et l'honore grandement ; il a désarmé la critique et l'outrage, on s'est incliné devant lui comme devant la parole d'un honnête homme.
Charavay a donné là un nouvel exemple et une nouvelle leçon qui ne doivent pas être perdus.
Cet homme était une conscience.
La Ligue Française de l'Enseignement était fière de lui ; elle conservera pieusement sa mémoire.
Source : Gallica

Etienne Charavay, archiviste-paléographe… (1899)

Et je retrouve sur tous ces visages les mêmes yeux gais et spirituels, le même sourire bienveillant, le même air de finesse et de bonté, la même jeunesse d'âme. C'est qu'Etienne Charavay n'a jamais changé. Ses pensées, ses facultés se sont développées d'un cours égal et continu. Sa vie a coulé comme un ruisseau qui s'élargit insensiblement, et garde tout le long de son cours la limpidité de sa source.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature