Résumé

Edouard Devaux : sa biographie… (1884)

SÉNATEUR, MAIRE DE BOULOGNE.
Messieurs, C'est un triste privilège de l'amitié de conduire à leur dernière demeure ceux que l'on a connus et
que l'on a aimés, lorsqu'il s'agit surtout d'un homme supérieur qui laisse un nom grandi par les évènements auxquels il a pris part et qui rappelle, à ceux qui l'ont approchr, l'image vivante d'un passé dont le souvenir lointain semble effacé.
Nous ne pouvons nous défendre d'une émotion profonde en songeant à l'homme de bien que la mort nous ravit ; son existence peut se résumer en ces mots : travail, honneur et dévouement.
Source : Gallica

Edouard Devaux : sa biographie… (1884)

En 1870, à la nouvelle du désastre de Sedan, le gouvernement qui avait déchaîné l'invasion allemande sur nos départements s'enfuit, et il faut un homme de cœur et d'esprit qui soutienne l'élan patriotique dans nos départements du Nord ; or, une des feuilles libérales de Lille est veuve de son premier rédacteur qu'un devoir impérieux a appelé à Tours, Devaux se sacrifie encore une fois et la cause libérale, en même temps que celle de la patrie, est défendue par notre concitoyen avec un talent qui ne le cède qu'à son dévouement.
Source : Gallica

Edouard Devaux : sa biographie… (1884)

C'était un coup d'œil à la fois magnifique et triste, et dans les rues, sur les places, qui formaient l'itinéraire, rue de l'Arsenal, place du Viaquai, rue Ste-Marguerite, rue du Commandant, rue du Poirier, rue St-Bertin, rue du Lycée, rue Gambetta, rue d'Arras, partout, une foule compacte, où tous les rangs de la société, où toutes les opinions étant confondus, stationnait respectueuse, silencieuse et morne, se découvrant au passage, au dernier passage, de celui qu'on n'avait jamais vu passer vivant dans nos rues et sur nos places sans ressentir un profond sentiment d'estime et de sympathie.
Source : Gallica

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