Résumé

Élie Paillet Barreau de Paris. Éloge de Pierre Pithou… (1855)

« 0 pauvre roi, que tu es mal servi ! O pauvre France, « que tu es déchirée ! » Touchante exclamation , Messieurs, qui nous émeut par un retour naturel sur nous-mêmes, et sur nos malheureuses divisions, mais qui était plutôt, dans cet excellent coeur, le retentissement douloureux du passé, que l'expression du présent. Ni la France, ni son roi n'étaient à plaindre. La France avait Henri IV, et Henri IV avait Sully. Pierre Pithou partait deux ans trop tôt. Le ciel, pour sa récompense, aurait dû prolonger sa vie jusqu'à la paix de Vervins et jusqu'à l'édit de Nantes.
Source : Gallica

Élie Paillet Barreau de Paris. Éloge de Pierre Pithou… (1855)

Tous apportèrent à l'oeuvre commune leur malice et leur verve épigrammatique ; Pithou seul y apporta sa gravité. Ce n'était pas assez, Messieurs, dans ces séances fictives des États, où chacun des partis vient s'accuser lui-même en voulant se louer, de nous avoir montré la sotte joie de la Révolte, admirant sa honte, et souriant à ses atrocités. Le moment vient enfin, où il faut que le rire cesse, que la voix s'élève, que l'indignation éclate, que l'humanité et la patrie soient vengées. Cette fougueuse harangue du Tiers-État, c'est Pierre Pithou qui s'est chargé de l'écrire (1) .
Source : Gallica

Élie Paillet Barreau de Paris. Éloge de Pierre Pithou… (1855)

Heureux, quant à moi, si, en traçant l'éloge de Pierre Pithou, j'ai été conduit à rappeler quelques traits de cette figure chérie qui s'efface déjà dans les ombres du tombeau ! Heureux aussi, si j'ai réussi à vous montrer, qu'au milieu des troubles, et dans la confusion des principes politiques, il existe pour l'honnête homme une voie sûre entre l'indifférence et la passion, un guide infaillible, qui est la conscience, et un but honorable, qui est le bien public !
Source : Gallica

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