Résumé

Armand Demasure Antoine Loisel et son temps (1536-1617… (1876)

Périr dans la plénitude de la vie, et quand on lutte pour quelque sainte cause, tomber à l'avant-garde, dès les premières heures du combat, avant la mêlée incertaine, c'est un sort qu'il ne faut pas toujours plaindre, et qu'il est parfois permis d'envier. Mais il y a plus de courage et de mérite à consumer ses forces dans le labeur de chaque jour, et après avoir supporté sans fléchir le poids des années et les coups du malheur, à triompher encore de la mort en la saluant comme une tardive délivrance.
La carrière de Loisel était digne d'un tel couronnement.
Source : Gallica

Armand Demasure Antoine Loisel et son temps (1536-1617… (1876)

Celui qui parle ainsi, Messieurs, c'est Pasquier, l'un des rares écrivains qui comprirent à cette époque le vrai génie de notre idiôme national, et qui le défendit avec tant de bonheur contre les tentatives de Ronsard et des Latinisants.
Mais il n'est pas donné à tous de s'élever de toutes parts au-dessus dusiècle. Si Loisel dans son style sacrifie trop au goût du sien, comme il domine ses passions et ses haines de toute la hauteur d'une âme habituée à écouter pour elle-même et à faire entendre aux autres le langage de la justice et de la vérité !
Source : Gallica

Armand Demasure Antoine Loisel et son temps (1536-1617… (1876)

Il était le douzième enfant de Nicolas Loisel et de Catherine Dauvergne. On rangeait ses ancêtres, bourgeois de Beauvais de père en fils, parmi « les plus sages et les plus gens de bien de la ville » (1) ; mais aucun d'eux n'avait illustré son nom (2) . C'est en latin que le portait, suivant un usage quelquefois suivi alors, son grand-oncle, Jean Avis, doyen de la faculté de médecine, attaché à la personne des rois Louis XII et François Ier, et dont la présence seule, par un secret qui s'est perdu, avait la vertu de guérir, si l'on en croit une tapisserie du temps.
Source : Gallica

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