A la mémoire de M. Rémond (1831-1883… (1889)
“ Pourtant, il semble qu'il n'en doit pas être ainsi, si la croyance en l'immortalité de l'âme humaine et l'espérance d'une justice infinie et absolue nous font comprendre le malheur qui frappe un innocent, nous nous figurons volontiers que les nations subissent une autre loi, nous voulons voir dans une nation, que des siècles nombreux ont fortement unie, une sorte de personnalité, ayant une vie propre, une destinée, et comme nous n'apercevons pas pour elle la vie future qui attend l'âme humaine, nous nous refusons à croire que, pour elle, la justice ne soit pas tout entière de ce monde? ”
