Eugène Castillon de Saint-Victor

Résumé

Eugène Castillon de Saint-Victor Légende ; suivie de Azélie, ou Les maris brillans… (1843)

Elle prend le miroir en achevant ces mots, Et voit l'objet d'un si tendre propos, Accabler de mainte caresse Un monstre d'une étrange espèce; Il n'a tête ni queue, il est difforme et laid Aux yeux de tous, et ce monstre imparfait Du bel esprit a toute la tendresse; Il le couve des yeux, il l'admire sans cesse, Hideux pour tous, il lui paraît charmant; Timide, près de lui, s'avance doucement L'image d'Azélie, aimable et séduisante
Source : Gallica

Eugène Castillon de Saint-Victor Légende ; suivie de Azélie, ou Les maris brillans… (1843)

Lors Amédan paraît, plein d'une douce ivresse: « Rendons, dit-il, grâce à l'enchanteresse, Qui nous fait renaître à l'espoir ; Mon Azélie à jamais tu m'es chère 1 Tremblant, lorsque tes yeux consultaient le miroir, J'ai subi cette épreuve amère Qui pouvait m'enlever ton cœur!
Ton bon esprit est demeuré vainqueur Dans une lutte passagère, Qui t'a montré qu'une chimère Ne peut assurer le bonheur. »
Source : Gallica

Eugène Castillon de Saint-Victor Légende ; suivie de Azélie, ou Les maris brillans… (1843)

Consolez-vous, l'hymen le plus tranquille A toujours son mauvais côté ; A mes conseils soyez docile, Avec le pouvoir d'être utile J'en ai pour vous la volonté.
Je le vois bien, vous n'êtes pas heureuse; Dans Hispahan, votre sort envié
Par toute femme vertueuse, Est au fond digne de pitié : Amédan est tendre, fidèle, Son cœur est complaisant et doux, Seule Azélip à ses yeux semble belle, Sans jalousie il se confie à vous Pour son honneur, pour sa fortune;
Mais, après tout. c'est une âme commune, Epoux donné par le ciel en courroux.
Source : Gallica

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