Faculté de théologie

Résumé

Faculté de théologie Ouverture des cours, le 30 novembre 1868 (1868)

J'entends la critique historique qui n'a point pour règle que tout est vrai qui abonde dans un sens, que tout est faux qui s'en écarte, mais dont la loyauté respecte la vérité des faits à l'égal de la vérité des doctrines. J'entends la vraie philosophie, la philosophie du spiritualisme, cette « alliée naturelle de toutes les bonnes causes » comme l'a écrit le maître illustre dont la mémoire sera toujours l'hôte vénéré de ces murs, et dont il me semble que la vieille amitié, du monde invisible où il habite, sourit à ma parole.
Source : Gallica

Faculté de théologie Ouverture des cours, le 30 novembre 1868 (1868)

Emprisonnez la raison loin des sens ; le monde entier disparaît, et du même coup toutes les sciences physiques. Mettez-la, au contraire, en face de la nature; elle est sollicitée par des curiosités auparavant inconnues, elle voit ce qui lui était caché, elle entend peu à peu ce qu'elle ne soupçonnait pas. Que maintenant, au lieu de la nature, ce soit la révélation qui se présente à nous, et vous comprendrez sans peine qu'il est une place, non-seulement possible, mais nécessaire pour la foi, et, à sa suite, pour la théologie.
Source : Gallica

Faculté de théologie Ouverture des cours, le 30 novembre 1868 (1868)

Plusieurs regardent donc la religion comme contraire à la liberté, à la science, au progrès, parce qu'ils n'ont pas trouvé et peut-être pas cherché quel sens la religion attache à ces termes si complexes. Et si je voulais résumer d'un mot l'impression que me cause le spectacle de ces querelles, et formuler une règle pour les juger, je dirais : « Certains hommes qui défendent la religion ne feraient pas mal d'avoir un peu plus de raison, et certains hommes qui se croient les représentants de la raison feraient bien d'avoir plus de religion. »
Source : Gallica

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