Résumé

Portrait de Georges Darboy Georges Darboy Ouverture des cours, le 2 décembre 1867 (1867)

Oui, le christianisme a repris la société en sous-œuvre, et l'a raffermie et transformée ; les pauvres, les petits, les femmes et les enfants, il les a tirés du sein de leur faiblesse, et les élevant comme sur un pavois, les a fait passer en triomphe à travers le monde. Certes, cela suffirait à justifier et à recommander les doctrines que vous venez d'entendre rappeler par le savant professeur de droit ecclésiastique; et je comprends que les princes de l'Église viennent applaudir à ce qui se fait et se dit ici, et daignent par leur présence encourager ceux qui parlent et ceux qui écoutent.
Source : Gallica

Portrait de Georges Darboy Georges Darboy Ouverture des cours, le 2 décembre 1867 (1867)

Nous les avons vus, ces législateurs de l'humanité rajeunie, en train de formuler leurs évangiles et d'écrire leurs codes. Quelles aberrations , quelles folies, et quelquefois, à la fin, quelles catastrophes sanglantes ! Un instant l'humanité égarée pourra bien les suivre, les écouter; mais devant leurs ruines, soyez-en sûrs, devant leurs proscriptions, leurs bouleversements, leurs blasphèmes, elle reculera épouvantée et se rejettera dans les bras du christianisme, le conjurant de lui pardonner et de la sauver.
Source : Gallica

Portrait de Georges Darboy Georges Darboy Ouverture des cours, le 2 décembre 1867 (1867)

Ce que le paganisme n'avait pas, le christianisme le possédait à merveille. D'abord il portait avec lui les véritables principes du vrai et la règle invariable du juste. L'essence même des choses, une rectitude ou une déviation innée inhérente intrinsèquement à tout acte, la liberté et la responsabilité de l'agent, tels étaient les nouveaux éléments d'appréciation qu'il fournissait à la raison naturelle pour déterminer le bien et le mal et remplacer l'antique morale de la sensation et de l'égoïsme.
Source : Gallica

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