Résumé

Frédéric Royou Les Gémeaux, ou les Observateurs candides… (1820)

Voilà ce qui rend incommensurable la faute commise par le côté droit, en armant le ministère d'un arbitraire légal qui, loin d'affermir le trône, tend à diminuer cette stabilité immense qu'il obtient quand on lui donne pour base les libertés publiques.
La loi nouvelle sur les élections passera, c'est un parti pris d'avance. Le côté droit ne sort pas de ce cercle d'un petit rayon : « L'ancienne loi a produit tel homme : « donc elle est détestable ». Il faut dire : donc on l'a fait mal jouer ; car elle aurait pu produire des hommes excellens pour soutenir le trône des Bourbons.
Source : Gallica

Frédéric Royou Les Gémeaux, ou les Observateurs candides… (1820)

Il faut ajouter à l'avantage d'avoir un nom ainsi renvoyé des échos de la littérature aux échos de la marine, une parfaite élasticité politique que possédait Malouet. Qualité précieuse pour un ambitieux, et qui le met à même de se trouver toujours derière le char de la fortune ! Aussi l'émigré finit-il par devenir préfet de l'empire, puis ministre du royaume, et cette grande dignité convoitée quatorze ans par Malouet qui peut-être avança sa mort, le suivit du moins jusqu'au tombeau !
Source : Gallica

Frédéric Royou Les Gémeaux, ou les Observateurs candides… (1820)

Or, une douleur sublime, à l'occasion d'un MEURTRE EXÉCRABLE a prouvé que les députés de droite, quand ils ont les entrailles déchirées, tombent dans une cécité politique , qui les rend impropres à juger la situation de l'état et capables de sacrifier tout, même nos libertés, pourvu qu'ils se persuadent qu'ils viennent au secours des objets de leur idolâtrie. Mais hélas ! c'est qu'une erreur de ce genre peut compromettre le repos de tous les peuples ; l'histoire nous montre plus d'un exemple d'états perdus par une seule faute (1) ; ce que veut la France, c'est son salut.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature