Georges Feydeau

Georges Feydeau

Résumé

Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Monsieur Nounou

Balivet. — Comme un maillot... Mais d’un collant agréable ! Car tu serais aimée ! — Tu es jeune, tu es belle, tu es nourrice.
Justine. — Nourrice ! Mais vous n’avez plus besoin d’être nourri, je suppose.
Balivet. — Oh ! Si ! Qu’est-ce que tu veux ? Chacun a un type, n’est-ce-pas ? J’aime les nourrices ! En amour, je suis spécialiste. D’abord, les nourrices, c’est moins cher que les cocottes, et je raffole de ces femmes là ! Atchum ! Dieu me bénisse ! Merci.
Justine. — Il n’y a pas de quoi !
Balivet, (parlant du nez) . — Ah ! Si bous bouliez !
Justine. — Mouchez-vous donc !
Balivet.
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Monsieur Nounou

Médard. — Oh ! alors, si c’est par amour conjugal - je vous passe le pompier - mais il n’est pas seul : Monsieur vous a rencontré avec un jeune homme au Luxembourg. Vous n’allez pas me dire que c’est un pompier, celui-là - comme votre mari.
Justine. — Non, mais il me le rappelait tout de même, à cause de son sexe.
Médard. — Son sexe - son sexe - mais j’en suis aussi - vous auriez pu penser à moi, alors... Enfin ? qu’est-ce que c’était que ce jeune homme ?
Justine. — Vous dire son nom ! je ne compromets jamais les hommes ! C’était un nommé Balivet, un clerc de notaire.
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Monsieur Nounou

Justine. — Ce sont les mouchoirs du petit.
Balivet. — Hein... Des couches !
Justine. — Ah ! immaculées ! Soyez tranquille ! Mais je n’en reviens pas ! Vous ici. Ah ! çà, je vous retrouverai donc partout.
Balivet. — Partout ! belle nourrice ! Vous l’avez dit : partout.
Justine. — Et comment avez-vous découvert...
Balivet, (mettant machinalement les couches dans sa poche) . — Votre retraite ? Ah ! voilà ! C’est le hasard qui a tout fait. Vous savez que je suis clerc de notaire ! Il ne faut pas confondre. Il y a les clercs d’avoués, les clercs d’huissiers.
Justine.
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