Résumé

Le seigneur Polichinelle (1860)

“ « Je suis le cuisinier étranger; je veux retourner à mon auberge du Lapin dodu. » Tu entends, pas autre chose.
— Oui, oui. J'ai bonne mémoire, seigneur Polichinelle.
Ce dernier prit aussitôt le même chemin que le zéphyr.
- Qui êtes-vous, et où voulez-vous aller? demanda en bâillant le gardien de la porte.
- Je suis le cuisinier étranger, et je veux retourner à mon auberge du Lapin dodu.
- Vous êtes donc deux? grogna le premier, qui rêvait
à demi, tout en reconnaissant le bonnet et le tablier de Médard.
”
Source : Gallica

Le seigneur Polichinelle (1860)

“ Maître Godichon avait bien autre chose à faire que d'aller savoir ce qu'on lui voulait.
Depuis longtemps, il désirait voir la lune de près afin de s'assurer si elle avait réellement un nez, des yeux et une bouche, comme on la représentait sur certaines images. Or, il venait de l'apercevoir réfléchie dans l'eau d'un baquet.
L'occasion de satisfaire son désir parut trop bonne au paysan pour la laisser perdre.
Afin de mieux distinguer cette lune, il prit une lanterne, et se pencha sur le baquet.
O merveille ! l'astre avait réellement le nez, la bouche
Le maître de danse parut en fin.
”
Source : Gallica

Le seigneur Polichinelle (1860)

“ Un sourire de malicieuse satisfaction diminua d'un travers de doigt, c'est-à-dire de moitié de la distance qui les séparait, l'espace compris entre le bout du nez et la pointe du menton de Polichinelle. L'espoir d'écorcher librement son hôte avait d'abord ébloui Médard; puis il avait ressenti une vague inquiétude en réfléchissant à ce qu'offrait d'étrange l'insouciante prodigalité d'un homme aussi piètrement équipé que le seigneur Polichinelle. ”
Source : Gallica

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