Georges Michaut

Résumé

Georges Michaut Revue des Deux Mondes

Visiblement Saint-Denis n’a d’autre souci que d’être vrai. Son culte même pour l’Empereur l’a évidemment convaincu que son Maître ne saurait que gagner à être peint tel qu’il fut réellement. D’autre part, il ne cherche pas à surfaire son propre rôle et à associer indiscrètement sa personne à la personne de l’Empereur. On remarquera même avec quel soin scrupuleux il distingue ce qu’il a vu ou entendu lui-même de ce qu’on lui a rapporté.
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Georges Michaut Revue des Deux Mondes

J’ai été longtemps, dit-il dans les Souvenirs d’un médecin de Paris, le médecin de la famille Saint-Denis. Le père, mort il y a quelques années dans un âge très avancé (ceci a donc été écrit après i 843) , avait passé des écuries de Louis XVI dans celles de Napoléon, où il remplissait les modestes fonctions de piqueur. Le fils faisait partie de la Maison impériale ; il était valet de pied ; son intelligence, son dévouement, sa bonne mine lui valurent les bonnes grâces de l’Empereur qui l’attacha plus particulièrement à sa personne et le désigna pour l’accompagner à Sainte-Hélène.
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Est-ce à trente-trois ans qu’un homme jusque-là ignare peut commencer à s’intéresser à ces choses ? — Si le duc de Vicence l’a choisi dans tout son personnel pour l’offrir à l’Empereur, c’est sans doute qu’il le savait suffisamment dégrossi. Si l’Empereur l’a désigné comme garde de ses livres, c’est qu’il le connaissait suffisamment instruit pour cet emploi : il n’aurait chargé de ces fonctions ni un Santini, ni un Archambault. — Saint-Denis mettait au net les manuscrits de Sainte-Hélène
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