Résumé

Jean-Baptiste Dubédat Éloge de M. Aimé Rodière : lu en séance publique… (1877)

Réveillez-vous , esprit vaillant et fier, avec votre voix rapide et sonore comme une flèche d'airain. Revenez parmi nous, ô maître regretté, vous revivrez dans nos souvenirs d'une vie toujours renouvelée; je vous le dis au nom de l'Académie et de cette légion d'étudiants de tous les âges qui se sont pressés autour de votre chaire. C'est le plus inconnu d'entre eux qui vous l'annonce par delà la tombe, mais ce n'est pas le moins attristé et le moins ému. Si lourde que soit la pierre qui couvre une poussière humaine, elle n'emprisonne pas plus l'âme que la renommée.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dubédat Éloge de M. Aimé Rodière : lu en séance publique… (1877)

La vie n'a vraiment qu'un âge pour commencer à s'approcher des muses qui n'aiment guère les fleurs d'hiver et qui s'enfuient sous les saules, sans vouloir être ni vues, ni touchées, dès que la jeunesse a égrené son dernier chapelet de roses fraîches en ne laissant derrière elles qu'une couronne de graines mures. Mais M. Rodière qui avait lu Pétrarque à la fontaine de Vaucluse et au golfe de Venise s'était souvenu de ce vœu d'un adorable sonnet : « Cueillir le fruit de l'âge sur une fleur de jeunesse. »
Source : Gallica

Jean-Baptiste Dubédat Éloge de M. Aimé Rodière : lu en séance publique… (1877)

Huet, évêque d'Avranches, prétendait qu'il y avait plus de poëtes que de vrais juges en poésie. M. Rodière était de ces derniers, touchant les choses au vif, avec une justesse rare, sentant remuer en lui des cordes cachées, ayant la griffe tranchante à la fois et légère et voilée de soie, avec une pointe d'intrépidité et de passion du vrai et du beau. Il se plaisait à vos
séances comme dans un climat où les àmes s'élèvent et se pacifient, il y venait avec un redoublement de liaison et d'attrait sans cesse renaissant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature