Résumé

Jules Bergeron Étude géologique de la Serrania de Ronda (1884)

L'espèce vivante a été recueillie à différentes profondeurs dans la Méditerranée, sur les côtes de la Provence, du Piémont, de la Corse, de la Sardaigne, de la Sicile, de Malte, de Pantellaria, des Baléares; elle est fréquente dans l'archipel grec et dans l'Adriatique. M. Hidalgo la dit commune sur les côtes d'Espagne (Malaga, Gibraltar, Cadix) et sur les côtes de l'océan Atlantique. Dans l'Atlantique, elle remonterait jusqu'aux côtes de Norvège et descendrait jusqu'au Maroc et aux îles Canaries.
Source : Gallica

Jules Bergeron Étude géologique de la Serrania de Ronda (1884)

Gisements. - Il est fort probable que Nyst (Coquilles et polypiers fossiles de la Belgique, p. 345) , qui cite cette espèce comme ayant été trouvée à Grignon, l'a confondue avec le D. pseudo-entale de Deshayes. Le D. entale n'apparaît en réalité que dans le miocène moyen du bassin de Vienne et du Bordelais. Hôrnes, qui le cite à ce niveau, en a donné une figure qui présente tous les caractères de l'exemplaire que nous avons recueilli en Andalousie. C'est toujours une espèce rare dans le miocène. Elle est plus abondante dans le pliocène.
Source : Gallica

Jules Bergeron Étude géologique de la Serrania de Ronda (1884)

Le courant qui vient actuellement de l'Atlantique dans la Méditerranée se faisant à peine sentir au delà des côtes de l'Andalousie et du Maroc, il faut admettre qu'à l'époque pliocène il était beaucoup plus puissant. Les accidents géologiques que l'on observe dans la région de Gibraltar expliquent d'ailleurs dans quelles circonstances un pareil courant aura pu se produire.
En effet, le long des côtes d'Algérie, les sondages accusent une augmentation brusque de profondeur; celle-ci passe, sans transition, de 5o à 4oo mètres et plus.
Source : Gallica

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