Résumé

Les trois impromptus : à Dieu, au roi… (1817)

O Patrie ! toi qui réunis en toi-même toute espèce de droits à la gloire , au bonheur , à la considération la plus distinguée ! toi qui possèdes dans un degré éminent toutes les qualités , toutes les ressources imaginables pour te relever de les chutes, pour réparer promptement tes pertes, et te replacer dans ce rang sublime que ta saine partie ne perdit jamais qu'en apparence ! toi qui trouves dans ton Roi légitime l'amour d'un père , le zèle infatigable d'un Souverain, le faisceau sacré de toutes les vertus ! saches apprécier ton bonheur, saches en faire un noble et digne usage !
Source : Gallica

Les trois impromptus : à Dieu, au roi… (1817)

Toi qui imposa à la mer des bornes que, dans sa plus grande fureur, elle ne saurait passer, et qui lui dit : « Tu viendras jusqu'ici, mais tu y briseras l'orgueil de tes flots ! » Toi à qui rien n'échappe , et qui, du haut de ton trône de gloire, voit le trouble et l'agitation de la France, se répandant, par de funestes influences , sur presque l'Europe entière : permets à un faible mortel de te faire une question ?
Source : Gallica

Les trois impromptus : à Dieu, au roi… (1817)

La France n'a certainement pas besoin d'un dictateur , mais elle a besoin de se bien persuader qu'elle le possède en la personne de son auguste Souverain , et qu'elle a en lui un ange tutélaire, un régénérateur et un père , qui , réunissant les vertus aux talens , peut en très peu de temps lui faire oublier ses malheurs, et la replacer dans cet état de prospérité et de gloire qui lui est propre, et pour lequel elle possède en elle-même les ressources les plus évidentes et les plus infaillibles.
Source : Gallica

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