Résumé

Discours prononcé le jour de Saint-Louis… (1816)

Ah ! convenons , mes chers frères , qu'un homme d'une vertu aussi rare et aussi pure, d'une bonté aussi ferme et aussi constante , d'une clémence aussi étendue et aussi éclairée , et dont les siècles passés ne fournissent aucun modèle, même en matière de gouvernement, n'est point un pur homme, mais l'instrument dont Dieu se sert pour opérer les prodiges de sa miséricorde sur nous ; que c'est lui-même qui l'a choisi pour guérir nos maux et pour régner sur nous en maître et en souverain.
Source : Gallica

Discours prononcé le jour de Saint-Louis… (1816)

Quand je dis que Dieu nous l'ordonne , il fait plus encore , car il nous en a donne l'exemple. Qui ne serait pas étonné de voir Jésus-Christ lui-même qui est le Roi de toute la Nature , payer à César , qui relève de lui , un tribut que personne ne doit qu'à son Souverain ? Il est vrai qu'il proteste qu'il ne le doit pas , qu'il n'y est obligé par aucune loi et que , par sa naissance , il est exempt de toute servitude qui ne regarde que les sujets d'un empire : sa pauvreté, d'ailleurs , suffisait seule pour l'en exempter.
Source : Gallica

Discours prononcé le jour de Saint-Louis… (1816)

Celui qui vous méprise me méprise, dit JésusChrist en parlant de ses apôtres ; mais quiconque résiste aux puissances, dit Saint-Paul, résiste à Dieu même : Qui resistit potestati , Dei ordinationi resistit. Non-seulement ils sont les pères de la Patrie, dont nous sommes les enfants , mais ils sont encore les maîtres de l'Etat, dont nous sommes les citoyens ; par conséquent ils ont droit à notre vénération et à nos respects. Respecter donc la majesté d'un souverain, est la seconde obligation que nous Contractons en devenant membres de la société qui nous adopte.
Source : Gallica

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