Onction royale

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand,  Mémoires d’outre-tombe

“ Qu'il apprenne (le roi) à se commander soi-même, à modérément gouverner un chacun selon son état, afin, ô Seigneur! qu'il puisse donner à tout le peuple exemple de vie à toi agréable.»
Avant d'avoir rapporté dans ma brochure, Le roi est mort: vive le roi! cette prière conservée par Du Tillet, je m'étais écrié: «Supplions humblement Charles X d'imiter ses aïeux: trente-deux souverains de la troisième race ont reçu l'onction royale.»
Tous mes devoirs étant remplis, je quittai Reims et je pus dire comme Jeanne d'Arc: «Ma mission est finie.»
”
Source : Gutenberg

Portrait de Frantz Funck-Brentano Frantz Funck-Brentano,  Ce qu’était un roi de France

“ Ce caractère divin est donné au Roi par l’onction du sacre. « Nul ne doit douter, écrit l’auteur du Songe du Verger, que le roi de France ne prenne espéciale grâce du saint Esprit par la sainte onction... »
Louis VII établit lui-même une comparaison précise entre le Roi et le prêtre : à tous deux, dit-il, l’onction donne le caractère ecclésiastique. De nos jours, les historiens, Achille Luchaire entre autres, iront jusqu’à écrire que l’onction faisait du Roi un « être saint. »
”
Source : Wikisource

Marcellin de L'Estang,  Ils demandent des juges ! question des apanages d'Orléans… (1852)

“ Crainte d'équivoque, nous insistons. Nous savons maintenant que les apanages étaient une institution de la vieille monarchie ; qu'ils ne devinrent excessifs que par l'effet de la munificence royale, et que les princes puînés les recevaient pour prix de leur renonciation à la couronne, et pour leur tenir lieu de leurs droits légitimaires. Voilà la cause et le but de leur création. ”
Source : Gallica

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