Louis, d’Alembert

Résumé

Louis, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Quelques-uns croyent que le cancer ulcéré n’est autre chose qu’une infinité de petits vers qui dévorent la chair petit-à-petit. Le cancer passe avec raison, pour une des plus terribles maladies qui puisse arriver. Ordinairement on le guérit par l’extirpation, quand la tumeur est encore petite, qu’elle n’est, par exemple, que de la grosseur d’une noix, ou tout au plus d’un petit œuf : mais quand il a gagné toute la mamelle, qu’il creve & devient ulcéré, on n’y peut remédier que par l’amputation de la partie.
Source : Wikisource

Louis, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Le cancer ulcéré est une maladie qui n’est pas méconnoissable : ses bords tuméfiés & renversés ; la sanie, semblable à celle d’une partie gangrenée, qui découle de ses chairs baveuses ; sa puanteur, & l’horreur qu’il fait au premier aspect, en annoncent le mauvais caractere. Mais il est important pour la pratique, qu’on établisse le diagnostic du cancer occulte commençant.
Source : Wikisource

Louis, d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

La raison pourquoi il vient plûtôt aux mamelles qu’à d’autres parties, c’est que comme elles sont pleines de glandes & de vaisseaux lymphatiques & sanguins, la moindre contusion, compression ou piquûre peut faire extravaser ces liqueurs, qui, par degrés contractant de l’acrimonie, forment un cancer. C’est pourquoi les maîtres de l’art disent que le cancer est aux glandes, ce qu’est la carie aux os, & la gangrene aux parties charnues.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature