Résumé

Portrait de Gustave Roussy Gustave Roussy,  Le Cancer, fléau social

“ Je ne crois pas, pour ma part, que le cancer soit à proprement parler une maladie héréditaire, dans le sens essentiel du mot. Un sujet né de parents morts du cancer ne sera pas nécessairement, fatalement, condamné à voir se développer chez lui un cancer. Mais ce qui se transmet vraisemblablement par l’hérédité, c’est la prédisposition, le terrain favorable au développement de la maladie. Nous n’avons pas en nous, par héritage, le germe du cancer, mais bien un terrain sur lequel, une fois semé, le cancer poussera plus ou moins facilement. ”
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Portrait de Gustave Roussy Gustave Roussy,  Le Cancer, fléau social

“ Le cancer peut siéger dans toute les parties de l’organisme ; il n’y a pas un seul tissu, un seul organe qui ne puisse être le siège d’une tumeur maligne, c’est-à-dire un cancer.
Sa forme de début est tantôt une petit tumeur qui augmente peu à peu, pour envahir les tissus voisins ; c’est le cas, pas exemple, pour le cancer du sein. Tantôt, c’est une ulcération qui persiste, grandit et creuse en profondeur, comme, par exemple, le cancer de la langue.
”
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Portrait de Gustave Roussy Gustave Roussy,  Le Cancer, fléau social

“ La vie et le fonctionnement des cellules sont, en effet, réglés pas des lois physiques et chimiques extrêmement précises dont le rythme peut être bouleversé par des causes multiples. Que survienne un choc, une irritation lente et progressive, un parasite animal ou végétal, un vice de fonctionnement de le cellule peut s’ensuivre. Celle-ci se mettra alors à proliférer — c’est-à-dire à s’accroître et à se multiplier à l’infini — à envahir les tissus voisins : le cancer est constitué. ”
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