Résumé

Émile Duroux Le cancer, maladie infectieuse… (1909)

L'infectiosité du cancer dirige donc la marche du
traitement curateur, c'est sur elle que doit se baser aussi le traitement préventif. Il importe de se préserver. Le temps n'est déjà plus de croire au tissu atavique, au fragment embryonnaire, au frère jumeau, futurs cancers que nous portons en nous, ni à la cellule malformée par naissance et qui, à un moment donné, doit échapper à la force inconnue qui, jusque-là, la maintenait en ordre. La vérité est en marche, et c'est l'hygiène qui doit guider ces premiers principes de préservation.
Source : Gallica

Émile Duroux Le cancer, maladie infectieuse… (1909)

Malgré toutes les dissociations que celles ci ont créées dans le groupe des néoplasmes malins, n'est-ce pas ainsi en définitive que le cancer apparaît dans sa simplicité clinique : tumeur capable de créer dans l'économie, par son évolution même, une altération mortelle que l'on appelle cachexie. Que cette tumeur siège dans le sein, dans l'estomac ou dans l'utérus, peu importe, plus ou moins rapidement elle arrive à créer la même désorganisation fatale : d'où l'unité du mal cancéreux.
Source : Gallica

Émile Duroux Le cancer, maladie infectieuse… (1909)

Telle est l'évolution clinique du cancer. Nous devons dire un mot de ses récidives, car là aussi se trouve la marque du processus infectieux.
Malgré les perfectionnements de la chirurgie, ces récidives paraissent défier le bistouri. A part certaines formes de cancers limités et pris au début où l'ablation, dépassant largement le mal, donne des succès durables, quelquefois même définitifs, trop souvent, malheureusement, la maladie se reproduit. Dans la majorité des cas, il s'agit de repullulation.
Source : Gallica

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