Maurice Humbert

Résumé

Maurice Humbert De l'Epithélioma sublingual (1898)

La récidive à la suite d’opération incomplète est donc la règle invariable ; c’est plutôt la continuation de la marche du mal qu’une récidive à proprement parler. Aussi Verneuil a-t-il insisté sur cette obligation où se trouve le chirurgien « de n’avoir aucune confiance dans les opérations prétendues simples. Il faut que le chirurgien se rappelle toujours que l’épithélioma se développe dans ces trois foyers, lingual, buccal, ganglionnaire, et que pour avoir les meilleures chances de se mettre à l’abri des récidives, il faut détruire ces trois foyers. »
Source : Gallica

Maurice Humbert De l'Epithélioma sublingual (1898)

Quel traitement adopter en présence d’un cancer du plancher buccal et des glandes sublinguales? En général, il faut opérer (à moins que les lésions ne soient trop avancées) . « Car, dit Lebert, si dans l’état actuel de la science nous ne sommes pas en droit d’espérer de voir disparaître la cachexie cancéreuse, nous sommes cependant autorisés à nourrir l’espérance que le can-croïde opéré largement et de bonne heure, poursuivi dans toutes les récidives et dans tous les tissus, les muscles, les os, les ganglions, deviendra de plus en plus guérissable. »
Source : Gallica

Maurice Humbert De l'Epithélioma sublingual (1898)

La récidive de l’épithélioma est la règle ; la non-récidive est l’exception. On peut même être plus affirmatif encore et dire, avec le professeur Yerneuil, que la récidive est constante, et, de plus, extrêmement rapide. « Deux malades cités par lui, étaient porteurs d’une petite tumeur de la sublinguale de la grosseur d’un pois; il les enleva au moyen du galvanocautère. Ces deux malades revinrent lui demander une intervention nouvelle l’année suivante; le plancher delà bouche, une partie de la langue et du maxillaire inferieur avaient été envahis par le cancer épithélial. »
Source : Gallica

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