Edouard Duffau

Résumé

Edouard Duffau De la maladie kystique du sein… (1913)

Mais de là à dire que l’évolution de la ma-ladie kystique sera bénigne, il y a loin.
La maladie kystique du sein est une tumeur, et, en tant que tumeur, elle peut toujours évoluer au lieu de rester dans le statu quo. Gomme le disait M. Jaboulay dans une de ses cliniques de 1911, « la maladie polykystique est une néoplasie bénigne, mais susceptible de dégénérer, de se transformer en néoplasie maligne. »
« Le cancer n’est pas toujours une forme morbide primitive, c’est un aboutissant d’états pathologiques multiples, antérieurs et préparatoires. »
Source : Gallica

Edouard Duffau De la maladie kystique du sein… (1913)

Quant à l’aspect de ces kystes, il est subordonné à la physiologie de la glande mammaire ; quand le sein est vierge, ils offrent une substance dure, nacrée, fibreuse ; quand le sein est en période de lactation, ils offrent « une substance grenue, grisâtre et lobulée » ; enfin, quand le sein est flétri, ils ofifrent une substance fibro-graisseuse.
Bilatéralité des kystes.—G’est un des premiers
symptômes à chercher dans la maladie kystique.
Source : Gallica

Edouard Duffau De la maladie kystique du sein… (1913)

Deux catégories de faits sont là pour prouver ce dernier point : dans certains cas qu’on a vu librement évoluer, les tumeurs prennent nettement une allure néoplasique, et dans une secon-de catégorie de cas qu’on a opérés mais tardivement, on voit se produire au même niveau une récidive cancéreuse.
III. — La fixité des symptômes de la maladie kystique du sein rend son diagnostic assez facile. Cependant elle peut être confondue quelquefois avec deux autres afiections : la mastite chronique, et l’épithélioma deudritique.
Source : Gallica

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