Résumé

Jean-Joseph Ducos Contribution à l'étude de l'épithélioma sébacé du pénis (1904)

Avant d’étudier les tumeurs d’une région, il faudra donc connaître l’évolution normale des cellules de cette région et l’on pourra voir ensuite comment cette évolution est troublée, comment, en d’autres termes, la cellule, d’adulte qu’elle est, repasse à l’état de cellule embryonnaire. C’est cette cellule adulte qu’il faudra toujours chercher dans une tumeur puisque c’est elle qui est le point de départ; plus ces cellules adultes seront nombreuses, plus la tumeur sera bénigne ; plus ces cellules auront le type embryonnaire, plus la tumeur sera maligne.
Source : Gallica

Jean-Joseph Ducos Contribution à l'étude de l'épithélioma sébacé du pénis (1904)

Pour un épithélioma, retrouvons-nous ce mode de développement reproduisant les mêmes lésions quel que soit l’organe? Non. De par la spécificité cellulaire nous savons aujourd’hui que le cancer n’est que la reproduction désordonnée d’un type cellulaire parfaitement défini et que, pour si désordonnée que soit cette reproduction, on y retrouve toujours l’élément primordial, la cellule de l’organe envahi. Il fallait donc retrancher de la nomenclature médicale ce terme défectueux
de cellules cancéreuses qui impliquait l'idée de cellules d’un caractère spécial, toujours analogue à lui-même.
Source : Gallica

Jean-Joseph Ducos Contribution à l'étude de l'épithélioma sébacé du pénis (1904)

La consistance de la tumeur est très inégale, assez dense dans certains points, elle est plus friable dans d’autres et se laisse fragmenter assez facilement.
La verge est entourée comme d’une gangue; le canal de l’urèthre, fendu dans toute son étendue, est libre; sa muqueuse est saine, du moins macroscopiquement et le canal ne présente aucun rétrécissement ni aucun signe de dégénérescence néoplasique. Les corps caverneux, sains à leur partie médiane, paraissent envahis à leur périphérie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature