Louis Oullier, De l'amputation totale de la langue par la voie trans-hyoïdienne (1897)
“ En réalité, les malades ont souvent une adaptation fonctionnelle assez rapide : je veux dire qu’ils s’habituent très vite à la suppression de la langue pour déglutir. Dès que le plancher buccal et l’ouverture sus-hyoïdienne sont en voie de cicatrisation, nous les avons vus avaler des aliments liquides ou semi-liquides, en renversant la tête en arrière. Ceci n’est qu’une affaire d’habitude et d’éducation. Nous insistons sur le rôle de la sonde à demeure pendant les premiers jours : elle préserve le malade de la faim et de la soif, inévitables en raison des difficultés de la déglutition. ”
