Résumé

Joseph Fayard Des indications opératoires dans le cancer du rectum… (1891)

Après avoir réséqué le sacrum et le coccyx, on sacrifie le bout inférieur du rectum même lorsqu'il est sain. On dissèque donc avec soin l'anus et le bout inférieur du rectum en respectant les fibres du sphincter anal.
Par la voie sacrée, on résèque l'intestin au-dessus du mal en extirpant la tumeur ; puis, attirant le bout supérieur de l'intestin, on le fait pénétrer de haut en bas dans l'orifice sphinctérien et l'on suture ce bout supérieur à la peau du pourtour de l'anus.
Il est bon, au préalable, de suturer le péritoine. Enfin, on réunit la plaie périnéo-sacrée.
Source : Gallica

Joseph Fayard Des indications opératoires dans le cancer du rectum… (1891)

Le rectum cancéreux n'est le plus souvent qu'une tumeur ulcérée sécrétant un liquide sanieux, fétide, contenant du sang et du pus dont il a comme imprégné les tissus voisins.
Les lavages répétés avant l'opération ne peuvent assurer complètement l'antisepsie de la région. La suppression du passage des matières fécales est absolument illusoire quelles que soient les précautions prises avant l'intervention. Tout en diminuant la production des fèces, la diète, le régime lacté exclusif, les purgatifs répétés, ne peuvent arriver à la supprimer, et ont en outre l'inconvénient d'affaiblir le malade.
Source : Gallica

Joseph Fayard Des indications opératoires dans le cancer du rectum… (1891)

La conservation du sphincter est certainement un progrès très marqué et d'une incontestable utilité. L'anus contre nature constitue toujours une infirmité répugnante, qui fait souvent le désespoir des malades et les porte à l'hypochondrie. C'est ainsi qu'on a vu une malade de Bœckel se suicider à cause de son anus artificiel.
Mais le but est-il bien atteint ? Kraske lui-même a
eu dans plusieurs cas des fistules stercorales sacrées, et bientôt les opérateurs qui ont pratiqué sa méthode ne cherchent plus à conserver le sphincter.
Source : Gallica

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