Cancer du rectum

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Louis Faure Jean-Louis Faure Leçons de clinique et de technique chirurgicales… (1905)

Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder : pour enlever un cancer du rectum, il faut l'attaquer de haut en bas. Il faut d'abord, avant tout, dépasser ses limites supérieures et aller à la recherche du rectum sain, au-dessus du néoplasme. Lorsqu'on l'a trouvé, lorsqu'on est sûr que toute la tumeur à enlever est au-dessous du point où l'on se trouve, on n'a plus qu'à descendre vers le périnée où l'on peut tout enlever, et où l'on ne risque quelque chose que vers la prostate et le bas-fond de la vessie.
Source : Gallica

Alfred Auvard Traité pratique de gynécologie par le Dr A. Auvard… (1894)

Nous voilà donc bien en présence d'une malade atteinte de cancer du rectum.
Comment évoluera-t-il? quelle sera en un mot sa marche? Cette marche dépend de bien des facteurs, elle dépend de la forme du cancer, de l'âge, de l'état des forces de la malade, et surtout des complications; s'il y a propagation du côté du périnée, des organes génitaux externes, la malade peut rarement vivre plus d'un an.
Autrement graves sont les phlegmons, les abcès stercoraux, les cystites purulentes, et surtout la péritonite.
Source : Gallica

Dominique Chardon De l'extirpation transanale du rectum avec conservation du sphincter (1906)

« Vivre avec un cancer ano-rectal ou avec un anus artificiel, cela consiste simplement à ne pas être mort. »
Kraske, dans un récent article où ilrépond aux objections de quelques chirurgiens allemands, Wiesinger, Witzel, préconisant à outrance l’amputation totale du rectum, ajoute : « Je suis obligé de dire que le chirurgien qui, dans un cas de cancer du rectum, enlève au malade un sphincter indemne, lui vole ainsi un organe important, et commet une injustice et un péché contre
le premier commandement de la médecine opératoire. »
Source : Gallica

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