Résumé

Marius Cornet Evidement de l'utérus au thermocautère (1897)

Nous pourrions d’ailleurs retourner l’argument : pourquoi l’hystérectomie donnerait- elle de meilleurs résultats que les amputations hautes ? Vous dites qu’en enlevant tout l’utérus vous assurez plus largement l’ablation des lésions : mais non, vous enlevez plus de tissu, mais vous n’enlevez pas davantage de mal, qui, nous l’avons dit, n’est pas à l’utérus, et est en dehors de lui.
Les faits si contestables qu’ils puissent être quand on doit les rapporter sous la forme d’une statistique, n’en ont pas moins leur éloquence.
Source : Gallica

Marius Cornet Evidement de l'utérus au thermocautère (1897)

L’enseignement qui se dégage de cette statistique est puissant et nous paraît un guide précieux dans le choix de l’intervention. Alors que, dans la plupart des cas, le vagin est profondément infiltré, le plancher vésical envahi ou détruit, des fistules établies entre le vagin d’un côté, la vessie ou le rectum de l’autre, alors que les ganglions, surtout ceux du ligament large, sont dégénérés ou au moins tuméfiés et qu’en somme tous les organes et tissus péri-utérins sont infiltrés, ulcérés ou détruits par le néoplasme, le corps utérin n’est envahi que dans sa partie inférieure.
Source : Gallica

Marius Cornet Evidement de l'utérus au thermocautère (1897)

« La seule raison d’être de l’hystérectomie est la recherche d’une guérison complète. S’il est prouvé d’ores et déjà qu’on ne peut demander à l’hystérectomie totale que des résultats palliatifs, je n’hésite pas à le déclarer, notre pratique est mauvaise et M. Verneuil a raison. »
Il nous semble que les faits ont réalisé cette prévision de Richelot : non seulement la guérison radicale n’existe pas, mais il est déjà douteux que l’hystérectomie permette la guérison simplement « durable » de Pozzi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature