Charles Nordmann, Revue scientifique - Les grands fléaux humains
“ La liberté dont jouissent les cellules dans la machine humaine est donc, comme dans les sociétés bien organisées... s’il en fut jamais, limitée étroitement par les besoins de l’ensemble. Or voilà que soudain, en un point, une ou plusieurs cellules se mettent à proliférer pour leur compte personnel, empiétant sur les cellules voisines et, au lieu de collaborer au fonctionnement général, l’entravent peu à peu par leur indépendance parasitaire : un corps nouveau, un corps anarchique et destructeur est né, c’est le cancer, c’est, comme on l’a si bien appelé, le néoplasme. ”
