Résumé

Léon Gontier Rapport lu à la Société littéraire de Lyon au sujet de la candidature de M. Léon Gontier (1867)

Va, chante, ô mon grillon, Chante, c'est encor l'heure, J'aime dans ma demeure Ton trisie carillon!
Tu n'as pas nos amours, Pâles tiges fanées, Sitôt mortes que nées, Et tu chantes toujours.
Tu laisses, ô grillon, Les belles fleurs écloses, L'abeille avide aux roses, Le lis au papillon.
Et quand' je me maudis, Maintenant, à toute heure, Mon pauvre cœur qui pleure Chante un De profundis.
Plus sage, ou plus heureux Toi, tu bénis, peut-être, Celui qui t'a fait naître Et qui créa les cieux.
Source : Gallica

Léon Gontier Rapport lu à la Société littéraire de Lyon au sujet de la candidature de M. Léon Gontier (1867)

Ici, la plaintive Élégie Pleure ses douleurs, et, plus loin, L'Ode chante, austère vigie, Les hauts faits dont elle est témoin.
La, frondeuse et nous faisant rire,
De son aiguillon punisseur, Gronde la piquante Satire, Auprès de l'Épitre, sa sœur.
Là, d'un enfant c'est la prière Au Dieu que tu ne connais pas; Près d'un berceau la jeune mère Chante, prie et parle tout bas.
Comme ces illustres poètes Dont tu dictas les nobles vers, « J'ai des chants pour toutes les fêles, « Des larmes pour tous les revers. »
Source : Gallica

Léon Gontier Rapport lu à la Société littéraire de Lyon au sujet de la candidature de M. Léon Gontier (1867)

Qu'un écrivain de profession , qu'un littérateur par état fasse des volumes et au milieu des encouragements de toutes sortes, recueillé fortune et succès, je n'y vois rien d'étonnant. Qu'il se présente devant une Société savante et qu'il demande à s'asseoir au milieu des poètes et des érudits qui la composent, cela est si naturel, il use d'un droit si reconnu, que dix-neuf fois sur vingt, le candidat est acclamé, loué et même remercié à l'unanimité.
Source : Gallica

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