Léon Gontier, Rapport lu à la Société littéraire de Lyon au sujet de la candidature de M. Léon Gontier (1867)
“ Va, chante, ô mon grillon, Chante, c'est encor l'heure, J'aime dans ma demeure Ton trisie carillon! Tu n'as pas nos amours, Pâles tiges fanées, Sitôt mortes que nées, Et tu chantes toujours. Tu laisses, ô grillon, Les belles fleurs écloses, L'abeille avide aux roses, Le lis au papillon. Et quand' je me maudis, Maintenant, à toute heure, Mon pauvre cœur qui pleure Chante un De profundis. Plus sage, ou plus heureux Toi, tu bénis, peut-être, Celui qui t'a fait naître Et qui créa les cieux. ”
