Résumé

Portrait de Martin Bossange Martin Bossange Courtes observations de M. Bossange père… (1830-1848)

Et c'est en ceci qu'est tout le désavantage du commerce de la librairie. Les productions des autres industries, si elles subissent, comme la librairie, la cessation des exportations, n'ont pas le sort des livres imprimés. Elles restent aux magasins des fabricans, et le temps leur ramène un écoulement, plus lent sans doute, mais assuré. Les toiles qu'on ne peut vendre à l'Espagne finissent par se consommer en France, pour les livres il n'en est pas de même; une fois la consommation d'un livre faite à l'intérieur, elle ne se continue pas.
Source : Gallica

Portrait de Martin Bossange Martin Bossange Courtes observations de M. Bossange père… (1830-1848)

L'esprit, comme partout, y a besoin d'une occupation : par cette occupation, le coupable qui n'est pas encore vicié par l'air de sa nouvelle demeure pourrait se tourner vers le bien ; mais rien ne l'y appelle, tandis que tout le sollicite au mal: il y succombe. Parmi les améliorations que réclame le régime de nos prisons, l'établissement d'une petite bibliothèque sagement choisie serait à coup sûr un grand bienfait poulies prisonniers.
Source : Gallica

Portrait de Martin Bossange Martin Bossange Courtes observations de M. Bossange père… (1830-1848)

Outre ce malheur, il adviendra que les livres ainsi offerts en masse à la consommation se réduiront à la seule valeur matérielle du papier; et au lieu de représenter, comme ils devraient le faire, un capital de plus de douze cent quatre-vingt-quatre mille francs, montant du prêt, ils ne suffiront même plus à la libération des libraires , car de cette vente imprudente le gouvernement ne retirerait pas plus de deux cent mille francs. Je ne crains pas d'émettre cette opinion avec assurance, tant j'ai vu de terribles exemples de cette effroyable dépréciation de la librairie !
Source : Gallica

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