Résumé

Barnabé Warée De la Nécessité d'amender la proposition de M. Lafitte relative à l'emprunt fait par la librairie sur le prêt des trente millions accordés au commerce… (1833)

La rivalité existante entre chaque confrère a amené l'indifférence sur les malheurs d'autrui, si quelquefois même ils ne sont pas attendus avec impatience et appris avec contentement (1) : ainsi, l'intérêt du commerce ne sera point ébranlé par la déconfiture de quelques maisons; et encore est-elle peu probable, car si les livres engagés ont une valeur, ils se soutiendront d'eux-mêmes ; au contraire , s'ils sont indigestes ils ne feront que changer de place : au lieu de pourrir dans les magasins, ils serviront à envelopper les objets nécessaires à la vie, ils iront enfin chez la beurrière.
Source : Gallica

Barnabé Warée De la Nécessité d'amender la proposition de M. Lafitte relative à l'emprunt fait par la librairie sur le prêt des trente millions accordés au commerce… (1833)

Si la Chambre, malgré les discours prononcés par ses orateurs, persistait à accueillir une aussi dangereuse et aussi impolitique proposition, ces observations seront peut-être utiles pour l'avenir.
Dès 1828, la Librairie avait été gravement compromise par l'impression simultanée de plusieurs éditions d'ouvrages échus au domaine public. Cette reproduction sans nécessité devait porter atteinte à un commerce aussi fragile : la fabrication étant au-dessus des besoins, les débouchés plus circonscrits, le mal devenait inévitable, par l'impossibilité de réaliser.
Source : Gallica

Barnabé Warée De la Nécessité d'amender la proposition de M. Lafitte relative à l'emprunt fait par la librairie sur le prêt des trente millions accordés au commerce… (1833)

Si le nom d'un typographe figure sur la liste du prêt fait à la librairie, c'est en qualité d' éditeur. Les libraires-emprunteurs donnaient en consignation, sans nuire à leurs maisons; le maître imprimeur ne pouvait mettre en dépôt, presses et caractères sans paralyser son établissement. Ainsi, la proposition de M. Lafitte , dut-elle être convertie en loi, l'imprimerie restera toujours débitrice de l'Etat, puisqu'elle n'aura point d'abandon à faire.
Source : Gallica

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