Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La République [par le Mis de La Gervaisais… (1833)

Que la royauté soit loyale, soit libérale : et la république ne sera prônée que par des cerveaux brûlés, ne sera point servie par les bras-nus.
Mais la royauté, sans cesse passant de la peur à l'orgueil , est tantôt vaine ou fausse , tantôt ignoble ou inhumaine.
La royauté, tour à tour blessant les sentimens, froissant les intérêts, frappe l'homme , et dans sa vie animale, et dans sa vie intellectuelle.
La royauté se fait haïr au plus juste titre , au plus haut point, par les puissances morales , par les appétits physiques.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La République [par le Mis de La Gervaisais… (1833)

Et les peuples les trouvent trop rois, dans l'idée anticipée des temps qui ne sont pas encore.
Si bien que des deux bords, comme à l'envi, l'époque est hâtée où. les princes vont disparaître, avant que les peuples aient appris à s'en passer.
Tant il faut que les hommes quels qu'ils soient, soumis au cours impérieux des choses, se gardent de prétendre, ou à le refouler, ou à le précipiter.
La république ne se fait pas d'elle-même : elle est faite par la royauté.
L'expression de république est de l'ordre négatif, et ne signifie que l'absence de la royauté.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais La République [par le Mis de La Gervaisais… (1833)

Malencontreux princes,la république est dans vos propres actes , soit en France , soit en Europe.
La haine de ce qui est, la crainte de ce qui sera, sentimens de l'ordre: instinctif, se partagent les esprits, et les entraînent en sens inverse, les emportent à contre-sens.
Et comme ce qui est nouveau se trouve moins riche que ce qui était vieux, en autorité morale, en puissance matérielle; la haine enhardie d'autant, passe à l'audace.
Source : Gallica

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