Résumé

De la royauté constitutionnelle (1831)

Il nous l'esté à savoir dans quelle classe on peut ranger la nôtre, et si, telle qu'elle est aujourd'hui, elle nous présente des garanties de succès et de solidité.
Puissions-nous mettre, clans nos recherches, dans notre travail, dans nos observations, dans nos idées, autant de sagesse, de sagacité, de vérité et de lucidité que nous y mettrons de bonne foi et d'amour du bien public!
Savoir dans quelle classe il faut ranger notre royauté; cela n'est pas difficile : c'est une royauté constitutionnelle, ou ce n'est rien qu'une production éphémère de l'enthousiasme d'un peuple en effervescence.
Source : Gallica

De la royauté constitutionnelle (1831)

Elle nous fait redouter un pouvoir salutaire et tutélaire à l'égal d'un pouvoir destructeur et ennemi, et elle peut nous jeter dans l'anarchie, de peur du despotisme. J'appellerai despotisme le pouvoir de la force brutale, le pouvoir du sabre, sans aucune considération du droit et sans le contre-poids des lumières. Le Grand-Seigneur, l'empereur de Maroc sont des despotes.
J'appellerai pouvoir arbitraire le pouvoir de la force, mais avec le contre-poids des lumières chez celui qui exerce ce pouvoir et dans la nation qui a le malheur d'y être soumise.
Source : Gallica

De la royauté constitutionnelle (1831)

Et si la nation n'aime pas l'ordre constitutionnel, il est bien impossible, il est bien inutile qu'il se maintienne.
Mais elle veut l'ordre constitutionnel; c'est pour le conserver qu'elle vient de renverser un trône ; c'est pour le conserver qu'elle vient d'en élever un autre: elle adore le monarque qu'elle a choisi; elle saura maintenir sa constitution et faire triompher son roi.
Ainsi, notre ordre constitutionnel est mieux et plus solidement établi qu'il ne l'était avant notre dernière révolution : chacun des pouvoirs a moins de motifs d'attaque et beaucoup plus de moyens de défense.
Source : Gallica

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