Résumé

Notice sur une jeune négresse… (1876)

C'était surtout pour obtenir les lumières de la foi à son infortunée patrie, plongée dans les ténèbres de l'idolâtrie, que le cœur de la fervente enfant aurait voulu souffrir et s'immoler. Toutes ses privations tendaient à ce but ; rien ne lui coûtait quand elle se disait : Le salut de ces pauvres âmes est peut-être attaché à cet acte de fidélité; aussi pouvons-nous dire que les trois dernières années de sa vie ne furent qu'une prière continuelle sur l'autel du sacrifice, où elle immola constamment au Seigneur toutes les plus légères satisfactions du corps et de l'esprit.
Source : Gallica

Notice sur une jeune négresse… (1876)

Aujourd'hui j'ai eu des idées qui ne sont pas du bon Dieu. La Passion de Notre-Seigneur surtout l'attendrissait jusqu'aux larmes, le souvenir de son pays, que nous croyons être les déserts du Sahara, et qu'elle voyait couvert des ténèbres de l'idolâtrie, lui faisait encore mieux comprendre le prix infini de notre Rédemption et de la particulière élection dont elle était l'objet : Quelle affliction, s'écriait-elle parfois, ma pauvre mère ne connaît pas Notre-Seigneur !
Source : Gallica

Notice sur une jeune négresse… (1876)

Ce fut donc parée des lys de l'innocence et de la ferveur qu'elle alla, le 8 février, chanter les éternelles miséricordes de Celui qui l'avait appelée des ténèbres de l'idolâtrie à l'admirable lumière de son amour, et l'avait soustraite aux labeurs de l'esclavage pour la faire entrer dans l'éternelle demeure de son Cœur adorable.
Puisse la chère enfant obtenir l'extension de l'Œuvre admirable du rachat des négresses, œuvre qui fut pour elle l'instrument des miséricordes du Seigneur.
Source : Gallica

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