Résumé

Vie édifiante de Mlle Marie-Françoise Fournier (1877)

Une petite-nièce de Mme Rouilly, qui avait voué à Marie une grande affection, se donnait la douce jouissance d'aller passer tous les jours une demi-heure près d'elle ; elle la quittait toujours avec regret, car plus elle approchait de sa fin, plus elle semblait se dépouiller de la nature humaine et revêtir la nature angélique. Quand Marie paraissait beaucoup souffrir, une personne amie lui disait quelquefois : « Est-ce que vous désirez la mort? - Non, répondait-elle, je ne désire ni la vie ni la mort; je ne veux, pour moi, que l'accomplissement de la sainte volonté de Dieu. »
Source : Gallica

Vie édifiante de Mlle Marie-Françoise Fournier (1877)

Mme Rouilly resta sept ans dans cette triste position. Marie ne la quittait pas ; elle passait toutes les nuits près d'elle, et la pauvre malade ne pouvait souvent dormir qu'en tenant la main de Marie dans la sienne, ou ayant la tête appuyée sur son bras.
Mme Rouilly était sujette à des maux d'yeux pour lesquels il lui était ordonné de rester dans une chambre noire. Marie restait aussi dans cette chambre noire, et par son aimable conversation tâchait d'égayer sa bonne maîtresse. N'importe de ce que la pauvre malade avait à souffrir, sa pieuse servante
le souffrait avec elle.
Source : Gallica

Vie édifiante de Mlle Marie-Françoise Fournier (1877)

Sa piété était si bien entendue, qu'elle sut renoncer à la sainte messe, à la sainte communion et à ses autres pratiques de piété pour se dévouer entièrement à sa maîtresse, et elle sut faire ces sacrifices sans se plaindre et sans laisser voir que c'était une peine pour elle. Les croix n'étaient pas pour Marie ce qu'elles sont pour les âmes ordinaires ; elle ne touchait la terre que du bout de ses pieds, et elle avait une vue tellement claire de Dieu et de sa sainte volonté, que les contradictions de la vie étaient plutôt pour elle une joie qu'une souffrance.
Source : Gallica

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