Raoul Colonna de Cesari-Rocca

Résumé

Raoul Colonna de Cesari-Rocca Notes critiques sur Gênes et la Corse… (1900)

Après la mort de Guglielmo de Cinarca, sur qui les Cortinchi avaient vengé le meurtre de Ugo Cortinco, les seigneurs rentrèrent dans leur domaine, et, comme ils se conduisaient en véritables tyrans à l'égard des populations, Guglielmo della Rocca et Orlando Cortinco de Patrimonio passèrent à Gênes pour s'opposer aux excès et demander du secours contre ces despotes. « Jamais jusque là la République, dit Ceccaldi, n'avait songé à s'emparer de la Corse, mais voyant où en étaient les choses, elle envoya dans l'île Gottifredo di Zoagli ».
Source : Gallica

Raoul Colonna de Cesari-Rocca Notes critiques sur Gênes et la Corse… (1900)

D'ailleurs M. Assereto désire ne rien laisser subsister du texte de Giovanni Villani. A l'adhésion des seigneurs corses au gouvernement génois, il oppose l'appel adressé au roi d'Aragon par les mêmes personnages. Avant de s'étonner de ce virement rapide il faut lire l'histoire de Giudice di Cinarca, d'Arrigo, de Polo, de Rinuccio della Rocca, de Giovanni Paolo de Leca, et de tant d'autres; on verra ce dont était capable la mobilité d'esprit d'un Corse du Moyen âge, pauvre et ambitieux, que ne reliait aucune attache profonde aux peuples qui cherchaient à l'asservir.
Source : Gallica

Raoul Colonna de Cesari-Rocca Notes critiques sur Gênes et la Corse… (1900)

Pour tout document, des lettres patentes du cardinal de Florence postérieures à la sentence arbitrale (4) nous apprendront quod apparet per litteras: les ambassadeurs génois n'ont eu pouvoir de traiter la paix que si le roi d'Aragon renonce entre les mains du pape à tous ses droits sur la Corse, et que si le Saint-Siège abandonne la Corse en fief à la république sous condition pour celle-ci de payer quinze mille florins pour l'investiture et un cens annuel de mille florins.
Source : Gallica

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