Résumé

Scipion Marin Aux Provençaux, sur leurs projets de séparation et de république provençale… (1831)

Rien de plus intolérant que la civilisation aujourd'hui, et la liberté qui a la bonté d'en être solitaire. Les Espagnols constitutionnels essayent-ils de leur régime dans la péninsule, la civilisation y fait-elle une trouée, vite elle s'aliène le peuple en le sévrant de sa poésie de tous les jours, de ses superstitions ; elle lui donne en place des abstractions, des théories qu'un esprit inculte ne saurait saisir. Qu'arrive-t-il? ce peuple préfèrera un Ferdinand, un don Miguel même, parce que Ferdinand et don Miguel lui rendront cette poésie sans laquelle il serait trop malheureux
Source : Gallica

Scipion Marin Aux Provençaux, sur leurs projets de séparation et de république provençale… (1831)

Dans le collége, on nous a nourris de l'affirmative. Alors, pourquoi ce qui était méritoire chez l'Athénien, chez le Romain, serait-il exécrable chez les Provençaux, au travers desquels Napoléon, en 1814, ne passa qu'avec mille dangers ? A Orange, au Luc, il faillit être assassiné. Je ne vous dis pas que cela fût bien. L'assassinat, malgré mes souvenirs de lycée, ne m'a jamais paru chose fort belle; mais enfin je ne persiste pas moins dans mon dire que les Provençaux sont les plus républicains de tous les Français.
Source : Gallica

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