Résumé

T. Jolivet Une séance au Sénat, par T. Jolivet (1870)

Le Ventriloque (sur le fauteuil d'un vieux Sénateur à rouge trogne) : Ne l'écoutez pas, c'est un marchand de vins. Ah! qu'il est saoul.
M. Tonneau de la Sizerane : Insolent !
De toutes parts : A l'ordre ! à l'ordre ! Le tumulte est à son comble.
Le Président se couvre et demeure impassible. Pendant quelques instants le bruit se continue; les interpellations se croisent; quelques membres ont presque l'air de se menacer.
Peu à peu pourtant le calme se rétablit. Plusieurs Sénateurs paraissent exténués sous l'effort qu'ils viennent de faire; en un mot, le tumulte finit faute de tumultueux.
Source : Gallica

T. Jolivet Une séance au Sénat, par T. Jolivet (1870)

Si je retourne quelquefois dans mon département, c'est que j'y aime aussi les pompiers.
Voix: Nous les aimons tous.
M. Février du Nombril : Il faut que j'aie toujours à aimer quelque chose.
Un vieux sénateur avec un soupir: II est dans l'âge... moi, c'est différent.
M. Février du Nombril: Je suis le père des pompiers (tonnerre d'applaudissements) . Savez-vous ce que je voudrais (pas encore!) Eh bien! je voudrais que tous les pompiers assistassent à la naissance du Prince Impérial.
Source : Gallica

T. Jolivet Une séance au Sénat, par T. Jolivet (1870)

Le ventriloque, d'une voix stridente, sur le fauteuil du vieux général X. : Vive l'Empereur ! Vive notre Président !
Quelques sénateurs, pour faire comme leur collègue : Vive notre Président !
Le Ventriloque, à la même place : C'est un mâle!
Tous les sénateurs croient que c'est la grande nouvelle quivient d'être annoncée. Cris enthousiaste de : Vive l'empereur ! vive notre président ! vive l'empereur ! Dieu soit loué ! ô France es-tu heureuse!
M. le duc de Montebeloiso : L'empire a eu un commencement, il n'aura pas de fin!
Source : Gallica

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