Résumé

T. de Wyzewa Une victime du darwinisme

La doctrine de l’évolution ne saurait servir de fondement à une morale. Et la supériorité des théologiens sur leurs adversaires vient de ce qu’ils reconnaissent, en substance, la réalité des choses, malgré les formes singulières dont ils la revêtent. Les doctrines de la prédestination, du péché originel, de la dépravation innée de l’homme, de la primauté de Satan dans le monde, de la bassesse absolue de la matière, toutes ces doctrines me paraissent infiniment plus voisines de la vérité que les illusions « libérales » qu’on se plaît aujourd’hui à leur opposer.
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T. de Wyzewa Une victime du darwinisme

Il n’en continuait pas moins, cependant, à affirmer qu’une découverte prochaine fournirait à l’hypothèse darwiniste les preuves qui lui manquaient. Il reconnaissait, en vérité, que « l’élevage sélectif n’avait pas encore produit d’espèces stériles entre elles ; » mais, reprenait-il, « je n’ai guère de doute qu’un système d’expérimentation plus sérieux ne parvienne bientôt à produire, par sélection, de nouvelles espèces physiologiques. » Il n’y avait rien qu’il n’attendît de la science en général, et du darwinisme en particulier.
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T. de Wyzewa Une victime du darwinisme

La nature est plus juste que le meilleur des hommes : sa justice absolue est, pour moi, un fait scientifique d’une évidence parfaite... L’unique vérité morale, c’est la science qui nous l’enseigne, avec une force et une beauté dont aucun dogme religieux ne saurait approcher. » Il écrit cette profession de foi au lendemain de la mort d’un de ses fils, et en réponse à une lettre du pasteur Charles Kinsley, — le célèbre auteur d’Hypatie, — qui s’est permis de lui rappeler les principes consolateurs du dogme chrétien. Mais Huxley n’entend pas être consolé de cette façon. « Écoutez encore ceci ! »
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