Résumé

Voeu d'un électeur sur la loi des finances… (1815)

L'industrie et le travail peuvent seuls créer la richesse ; le déplacement des capitaux ne la constitue pas. Jusques à présent, les canaux qui aboutissent au trésor public ont seuls reçu le numéraire presque entier de la France.
Toutes les spéculations se sont tournées vers les fonds des recettes et des dépenses publiques.
Une dette immense pèse sur la France : si l'on s'occupe exclusivement de l'emploi du numéraire pour son remboursement , nous perdrons tout, et la dette et les moyens de l'acquitter.
Source : Gallica

Voeu d'un électeur sur la loi des finances… (1815)

Si la direction qu'il donne aux capitaux tend à vivifier, même à créer de nouvelles richesses, il obtient le plus grand avantage possible ; s'il les fait continuellement tourner dans le cercle vicieux des spéculations financières vers les fonds publics, il ne fait que déplacer les richesses ; il entretient les passions funestes des chances aléatoires, sans aucun avantage pour la masse générale.
L'arriéré ancien et nouveau de la dette publique , mobilisé pendant trois années, peut entretenir près de 800 millions de capitaux dans le foyer de l'agiotage
Source : Gallica

Voeu d'un électeur sur la loi des finances… (1815)

En limitant à 500 millions le mouvement des recettes et des dépenses publiques, et en portant l'excès des charges sur les classes autres que celles ouvrières et créatrices de la richesse , on restituera au commerce et à l'industrie les capitaux qu'ils réclament.
Voilà toute l'économie du système proposé : nous voulons créer la richesse publique.
Source : Gallica

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